samedi 30 décembre 2017

Imprimantes 3D et crowdfunding – ce qui a changé en 2017…

Après quelques échecs retentissants dans le domaine du crowdfunding, les sommes récoltées par ce bais par les startups dans ce domaine se réduites de façon drastiques, car les « backers » potentiels sont devenus beaucoup plus prudents.

Evoquons un échec récent et particulièrement important, Tiko qui a fait faillite après avoir récolté plusieurs millions de dollars. Après avoir présenté leur prototype sous un jour plus que favorable, l’équipe à l’origine du projet pu récolter plusieurs millions de dollars. Inexpérimentés, ils se sont lancés dans la fabrication industrielle de leur machine. Seuls environ 4000 des 12000 backers ont reçu une imprimante, qui s’avéra rapidement être un désastre du point de vue de la qualité de fabrication et d’impression -très éloignée des photos publiées par la marque-. La qualité des composants utilisés ainsi que le logiciel fourni étaient très en deçà des attentes. Le pré-commandes n’ont pas eu le succès escompté (et pour cause !).

Il s'est avéré par la suite que les modèles imprimés présentés par Tiko dans leur communication n'avaient pas été tranchés par leur logiciel, mais par un logiciel tiers. Au vu des photos publiées par les utilisateurs et leur peine à obtenir des impressions de qualité semblable à celle des photos officielles, on peut également se demander si Tiko avait réellement imprimé les modèles sur leur machine, tant la différence de qualité est criante...

Cet échec a causé des dommages collatéraux, car des projets plus aboutis peinent désormais à être financés.