dimanche 16 janvier 2011

Créer pour l’impression 3D : quelques règles à observer

Créer un modèle destiné à être fabriqué par impression 3D est souvent très gratifiant, car cette technique permet de réaliser des objets étonnants qui seraient impossibles à fabriquer autrement. Cependant, il convient de respecter certaines règles afin que le modèle numérique soit imprimable (liste issue de mes propres observations et expériences) :

  • Respectez l’épaisseur minimum pour les parois : pour chaque technologie de prototypage rapide, il existe une épaisseur minimale en dessous de laquelle une paroi est trop fragile et ne peut pas sortir indemme du processus de nettoyage du matériau de support.

  •   Le modèle doit être « fermé », et les polygones doivent être orientés dans le bon sens : pour le vérifier, utilisez un logiciel de préparation pour l’impression 3D.

  •  Le matériau de support : selon la technique d’impression utilisée et si la pièce est creuse, il faut éventuellement prévoir une petite ouverture pour permettre l’évacuation du matériau de support emprisonné dans la pièce.

  •  L’orientation de la pièce durant l’impression : lors de l’impression, des stries plus ou moins visibles vont se créer. Elles sont inhérentes aux procédés d’impression et ne peuvent pas être évitées (elles peuvent  en fait être presque invisibles, mais il faut utiliser pour cela des procédés d’impression beaucoup plus coûteux). Il est possible d’orienter la pièce de manière à ce que les faces les plus «laides » soient situées à des emplacements non visibles ou peu dérangeants… Malheureusement, la plupart des services d’impression 3D destinés au grand public ne permettent pas à leurs clients de préciser l’orientation de la pièce.

  •  La résolution d’impression : selon la résolution d’impression, il est inutile de trop détailler l’objet. En effet, certains détails trop fins n’apparaissent tout simplement pas à l’impression.

  •  Les tolérances : comme tout procédé, l’impression 3D possède des tolérances de fabrication. En cas de pièces mobiles, il faut en tenir compte en prévoyant suffisamment de jeu entre les pièces.

  •   La matière imprimée et ses propriétés mécaniques : les matériaux utilisés pour l’impression 3D sont assez variés. Il faut en tenir compte lors de la création de l’objet : certains polymères sont mous, flexibles et se déforment facilement tandis que d’autres sont durs mais cassants…

  •  L’influence du volume de matière sur le coût : chez certains prestataires, le volume effectif de matière est déterminant pour le calcul du prix final. Parfois, il peut être intéressant de creuser une pièce afin de minimiser le volume de matière utilisé…

.

mercredi 12 janvier 2011

Une popularité toute relative… (du moins pour l’instant !)

J’ai eu l’idée d’une petite comparaison entre les différents protagonistes : en utilisant Google Trends, j’ai comparé la popularité des termes de recherche reprap,makerbot et shapeways  …
Voici le graphique :




Pour avoir une idée plus précise, j’ai ajouté le terme arduino. Arduino est un projet libre de carte électronique comportant un microcontrôleur qui rencontre un fort succès auprès des créateurs de toutes sortes. Fort succès qui toutefois est inconnu du grand public. lien



hum… parions que les mots-clés liés à l’impression 3D seront tout aussi populaires d’ici à 2012(13 ?) …


.

samedi 8 janvier 2011

Les logiciels pour réparer ou préparer les fichiers STL pour l'impression 3D

Lors de la création de fichiers pour l’impression 3D, il est particulièrement important que le modèle soit complètement fermé et que les triangles qui le composent soient orientés dans le bon sens. Ce n’est parfois pas possible et c’est frustrant de constater que le modèle 3D mitonné aux petits oignons est inutilisable. C’est là qu’intervient Netfabb (version gratuite,version Windows, Linux et Mac) :

  1. Ouvrez le fichier STL dans Netfabb
  2. Cliquez sur la croix rouge (repair)
  3. Cliquez sur Automatic repair puis sur Apply repair



 
Certains services d’impression n’autorisent qu’un certain nombre de triangles dans un fichier. Dans ce cas là, MeshLab (Libre,gratuit,pour Windows,Linux et MacOSX) est une bonne solution qui permet de réduire le nombre de triangles d’un modèle sans trop en détériorer l’aspect :


  1. Ouvrez le fichier STL et cliquez sur OK
  2. Filters  ->  Remeshing, Simplification and reconstruction
  3. Cliquez sur Quadratic Edge Collapse Decimation
  4. Entrez le nombre maximal de triangles désirés dans la case Target number of faces, puis cliquez sur apply




.

dimanche 2 janvier 2011

2010 - L'année où l'impression 3D grand-public a décollé.

2010 a été une année faste pour l'impression 3D – on utilise parfois aussi le terme prototypage rapide. Il y a moins de 5 ans, ces techniques étaient complètement inaccessible au particulier à cause de leur coût.

La lente démocratisation de l'impression 3D suit deux axes principaux:

-Des services d’impression plus abordables: Des prestataires de service ciblent le grand public en remplissant leurs machines avec des pièces de plusieurs clients à la fois, afin de répartir le coût de l'heure d’impression sur un maximum de clients.
- Des machines plus abordables: Des projets "open-source" dont la documentation est disponible gratuitement permettent à des bricoleurs doués et persévérants de réaliser leur propre machine. La qualité d'impression est encore un point faible. A noter: Un fabricant, MakerBot Industries, combine "open-source" et fabrication traditionnelle. L'imprimante (basée à l’origine sur le projet RepRap) peut être achetée sous forme de kit, mais tous les plans et logiciels nécessaires sont librement disponibles. La qualité d'impression n'est pas excellente, mais certains créateurs parviennent à tirer profit de cette faiblesse au point que leurs réalisations forcent l'admiration:
Gothic Cathedral Play Set par Skimbal










Les étapes clés :
 Le premier frémissement a eu lieu outre-Atlantique en 2006 avec Printapart, un service destiné aux modélistes.
 En 2008, deuxième acte et grand coup de tonnerre: naissance de Shapeways, qui vise à la fois les créateurs et les acheteurs grâce à une plateforme de vente qui permet aux premiers de mettre en vente leurs créations à destination des seconds.
En 2009, lancement du MakerBot par MakerBot Industries. Le service d'impression Sculpteo fait son apparition avec un site en français, chose rarissime dans ce domaine. Le projet open Source RepRap sort la deuxième génération de son imprimante : Mendel.
En 2010, Lancement de l’imprimante 3D chinoise Up!, suivie peu après par la Thing-O-Matic de Makerbot.  Ponoko, qui était seulement actif dans la découpe laser lance également son service d'impression 3D. Ce service est disponible pour le monde entier, cependant dans les faits, il est plutôt réservé  aux créateurs nord-américains car Ponoko ne propose pas de méthode d'envoi abordable...